Intereurop

OSK

Orchestre Symphonique Kimbanguiste
Un film de Thierry Bellaïche et Bernard Scho

Chronique de la vie d’un ensemble symphonique entièrement africain en République Démocratique du Congo, particulièrement dans la capitale Kinshasa, sous la direction d’un chef habité, Armand Diangienda Wabasolele. Ensemble qui est le seul du genre en Afrique, ce qui constitue, si l’on ose dire, un sujet en soi, se suffisant à lui-même. La matière musicale et humaine en est très riche, variée, tissée d’histoires individuelles aussi inattendues que différentes les unes des autres, comme un réservoir inépuisable de récits, de destins, de trajectoires formant « miraculeusement » un ensemble homogène, tout entier tendu vers l’harmonie, l’œuvre commune, le concert — non seulement au sens courant (musical), mais au sens étymologique de ce mot, c’est-à-dire « entente, accord »… Du reste, DWA aime dire que « si les hommes dans leur diversité pouvaient s’inspirer des notes de musiques, le monde serait la meilleure symphonie jamais jouée. Car chaque note sait à quelle place se mettre pour une parfaite harmonie»…

Mais aucune activité humaine, et pas davantage la musique que les autres champs de l’esprit ou de l’action, n’est détachable du contexte dans lequel elle s’exerce. Et c’est même, le plus souvent, ce contexte qui donne son sens le plus profond à l’émergence, au développement, au but-même de cette activité. Or, avec l’OSK, avec son chef, avec sa variété de musiciens, nous sommes face à un ensemble, à une histoire, à un « phénomène » qui « disent » autre chose que la seule passion de la musique (et d’une musique « originale » pour l’Afrique), quand bien même cette passion forme le ciment le plus authentique et le plus apparent de cette particulière micro-société. Et c’est cet « au-delà » de la chronique musicale, mais grâce à elle et à travers elle, que nous voudrions en quelque sorte infuser et exprimer dans notre film. En d’autres termes, notre chronique de l’Orchestre Symphonique Kimbanguiste s’attachera, en filigrane, et tout en restant dans son giron, à raconter d’autres histoires, une autre Histoire, celle d’un peuple, celle d’un pays, celle d’une culture.

Or cet « au-delà » de la chronique musicale, mais gisant en elle, grâce aux personnages et aux lieux, quel est-il ?

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