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Le Terrier

PIECE DE THEATRE

Synopsis :
Le narrateur, un être mi-homme mi-animal, parle à la première personne de son terrier, qu’il a construit et organisé à coup de griffes et de dents. Il qualifie de référence l’architecture de son domaine, une véritable forteresse avec une multitude de galeries labyrinthiques.

La peur de l’ennemi occupe tout son esprit. Un jour, il entend, en revenant de la chasse, un bruit qu’il n’avait encore jamais discerné, un crissement. Ce bruit devient son obsession ; il va fouiller le terrier, le détruire en partie pour essayer de trouver la cause de ce bruit. Il l’identifiera d’abord comme une horde de petits animaux en migration puis comme un seul et unique animal :
“Il vient quelqu’un, comment ai-je pu vivre si longtemps, si heureusement, si tranquillement?”

L’angoisse est sans fin comme le texte qui reste inachevé.

Kafka sous l’écriture :
Nous sommes dans la tête de cet homme, qui fourmille de ses pensées contradictoires. Il a construit son terrier à l’image de sa pensée, une construction tortueuse, labyrinthique, dialogue constant entre lui et lui-même, animé par la peur de l’autre, de l’étranger. La paranoïa et l’angoisse comme un simple miroir de nos frayeurs.

En 1917, on diagnostique chez Kafka la tuberculose, maladie dont il meurt en 1924. Max Brod raconte que Kafka parlait de sa toux comme d’une bête, il avait l’habitude de l’évoquer comme « l’autre » ou « l’ennemi ».

Avant de mourir, Kafka donna l’ordre, à son ami Marx Brod, lui-même écrivain, de brûler toutes ses œuvres. Si on peut les lire aujourd’hui, c’est que son ami en décida autrement. Fuyant le nazisme, Max Brod partira en Palestine, emportant dans ses valises les manuscrits de Kafka.

Les trois sœurs de Kafka, elles, périront dans les camps de la mort.

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